17 Jun 2011 à 19:00, par Gilda Boffa Mekic: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
La danse orientale, aussi appelée danse du ventre, connaît une popularité grandissante en Occident malgré le fait qu'une montée du conservatisme religieux dans son pays d'origine, l'Égypte, y rend la profession de danseuse professionnelle de plus en plus difficile à exercer. Gilda Boffa vous parlera de l'histoire de la danse en Orient, de son évolution à travers les époques, des films égyptiens des années cinquante qui ont grandement influencé son développement, de comment l'Occident est en train de la transformer et de son statut actuel en Orient. Elle terminera la présentation avec une courte prestation de danse.
Gilda Boffa détient une maîtrise en Études cinématographiques de l'Université Concordia. Elle a écrit son mémoire de maîtrise sur le réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf. Elle a aussi voyagé en Iran en 2008 pour apprendre le persan et travailler sur son mémoire. Elle a presque complété un certificat en Langue et culture arabes à l'UQÀM. Elle étudie la danse orientale depuis cinq ans sous la direction de plusieurs professeurs. Elle a reçu une bourse du programme Jeunes Volontaires pour faire de la recherche à propos de la danse orientale et réaliser un court métrage à ce sujet. Elle travaille à la réalisation d'un court documentaire sur Pierre Khoury, un jeune danseur oriental d'origine syrienne basé à Montréal.
20 May 2011 à 19:00, par Edenne Fournier & Bryan Lefebvre Mekic: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
L'insoutenable légèreté de l'être est-elle possible à Téhéran ? À la suite des élections de juin 2009, deux Québécois ont décidé de partir sac au dos, carnets en poche et caméra à la main pour découvrir l'Iran de l'intérieur. Ayant parcouru les mêmes routes, ayant goûté à la poésie de Saadi et au Ghormeh-Sabzi, ce n'est qu'à leur retour que ces deux jeunes voyageurs mirent en commun leur impression face à un pays riche de ses contradictions.
Cette présentation, suivie d'une discussion libre, invite le public, francophone et persanophone, à s'imprégner des récits de voyages de deux jeunes Québécois ayant vécu l'Iran au-delà des clichés.
Edenne Fournier s'est rendue seule à Téhéran avec comme bagage une interrogation fondamentale : l'insoutenable légèreté de l'être est-elle possible à Téhéran ? Bien qu'elle n'ait pas trouvé réponse à sa question, elle a su s'imprégner des histoires de jeunes Iraniens, qu'ils soient activistes, étudiants, ou artistes, et de la poésie orientale pour les faire revivre à son retour à Montréal. Bryan Lefebvre a découvert ce pays fascinant et réservé suite à l'invitation d'un ami iranien qui souhaitait lui faire visiter son pays natal qu'il n'avait pas revu depuis plus de 20 ans. Décidé à vivre une expérience au-delà des stéréotypes, ce dernier a eu la chance de découvrir l'Iran non pas à travers la perception occidentale, mais plutôt de la manière dont les Iraniens aimeraient qu'elle soit comprise et appréciée.
Edenne Fournier, B.A. (droit international et relations internationales), est étudiante à l'Université du Québec à Montréal. Née au Québec, cette jeune femme s'intéresse à la condition féminine, au journalisme, et au droit international des droits de la personne. Alors qu'elle porte un vif intérêt pour le Moyen-Orient et les mouvements de résistance non violents, Edenne a été activiste au 5e World Youth Congress à Istanbul et a effectué un premier voyage en solo en Iran en été 2010.
Bryan Lefebvre est titulaire d'une maîtrise en Études internationales de l'Université de Montréal. Après avoir étudié en sciences politiques et en langues étrangères au Québec, en Allemagne et en Russie, il décide de se vouer à sa passion des voyages avant d'accéder au marché du travail. De retour au pays, il décide de se joindre à l'entreprise familiale qui œuvre dans le domaine de l'immobilier dans la région de Québec. Cette opportunité lui donne la flexibilité de s'improviser globe-trotter à temps partiel dès que l'occasion se présente.
22 Apr 2011 à 19:00, par Christian Bellehumeur Mekic: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
Comment pouvons-nous optimiser notre développement humain? Comment maximiser notre résilience devant les défis de la vie? Pour répondre à ces questions, la psychologie offre des pistes intéressantes; toutefois, certaines de ces pistes peuvent être réductrices et psychologisantes. Pour enrichir notre réflexion, nous faisons appel à la théorie des structures anthropologiques de l'imaginaire de Gilbert Durand (1960). Selon ce penseur de renommée internationale, toute activité humaine se déploie en deux grands univers mythiques de l'imaginaire fondant des visions opposées du monde : « héroïque et puriste » et « intimiste et fusionnelle ». Ces univers mythiques peuvent cohabiter en harmonie sans s'exclure pour représenter une troisième catégorie, nommée « synthétique ». Cette présentation, suivie d'une discussion libre, nous aidera à apprécier le rôle et l'importance de l'imaginaire dans l'optimisation de notre épanouissement et de notre résilience.
Christian Bellehumeur, Ph.D. (psychologie) est professeur au programme de maîtrise en counseling et spiritualité de l'Université Saint-Paul à Ottawa. Ce psychologue, membre de l'Ordre des psychologues du Québec, s'est donné comme domaine de recherche l'imaginaire des gens de tous âges. Il coordonne, à titre de chercheur principal, un projet de recherche subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.
25 Mar 2011 à 19:00, par Paul Dumais et Mohammad Reza Naghdi MEKIC: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
On ne peut pas parler de la culture iranienne sans évoquer la poésie et la littérature persane. Lors de ce CaféLitt Francophone, nous vous invitons à découvrir ou à redécouvrir Omar Khayyam (1048-1122). Ce mathématicien, astronome, philosophe, mais aussi poète, est principalement connu pour ses célèbres quatrains qui furent popularisés en Occident par Edward Fitzgerald au XIXème siècle. Il est également connu des mathématiciens occidentaux pour ses travaux sur les équations du troisième degré, le triangle arithmétique de Pascal, et pour sa réforme du calendrier - astronomiquement plus précis que le calendrier grégorien- qui est toujours utilisé aujourd'hui en Iran et en Afghanistan. Paul Dumais explorera les travaux scientifiques de Khayyam à travers la place des mathématiques arabes et persans dans l'histoire des mathématiques, et plus globalement l'importance des mathématiques dans le monde technologique et notre vie quotidienne. Mohammad Reza Naghdi, pour sa part, se penchera davantage sur une analyse philosophique et littéraire des quatrains d'Omar Khayyam. L`espace d'une soirée, nous nous familiariserons avec ce personnage unique ainsi qu'avec son esprit universel, sceptique et épicurien.
Paul Dumais a obtenu son doctorat en mathématiques à l'Université de Montréal en 2002. Également détenteur d'un certificat en Sciences de l'éducation de l`Université de Québec à Montréal, il s'est intéressé à la didactique des mathématiques tout au long de ses études. Il a enseigné les mathématiques tour à tour aux niveaux secondaire, universitaire et collégial. Depuis 2006, il cultive un intérêt pour la civilisation persane ce qui l'a amené à voyager en Iran en 2008. Il continue à étudier assidûment la langue persane. Paul enseigne les mathématiques au Collège de Rosemont à Montréal depuis près de cinq ans.
Mohammad Reza Naghdi a obtenu sa maîtrise en biotechnologies de l'Université Victor Segalen à Bordeaux en 2008. Né en Iran, il s'intéresse depuis son plus jeune âge à la musique, la philosophie et à la poésie persane avec un intérêt particulier pour les écrits d'Omar Khayyam. Aventurier et sans cesse à le recherche de nouvelles découvertes, il a travaillé pendant quelques années en tant que guide touristique aussi bien en Iran qu`à travers l`Europe. Il effectue actuellement son DESS en bioinformatique à l`Université de Québec à Montréal.
21 Jan 2011 à 19:00, par Simon Latendresse, Doctorant, Université de Montréal Mekic: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
Paru en 2007, « No space for further burials » de l'écrivaine pakistanaise Feryal Ali Gauhar raconte l'expérience - fictive - d'un médecin militaire américain, prisonnier de guerre détenu dans une sorte d'asile abandonné. Cet espace clos où les membres du personnel et les internés, livrés à eux-mêmes, se distinguent à peine devient un condensé de la désolation afghane. Nous tenterons, à partir de ce roman, d'aborder la représentation hallucinée de ce huis clos comme image de la dé-réalisation du monde dans l'horreur, et de l'échec de sa rationalisation.
Simon Latendresse a obtenu sa maîtrise en étude du développement à SOAS (The School of Oriental and African Studies) de l'Université de Londres. Il a également poursuivi des études de cinéma et porte un vif intérêt aux questions liées au droit, au pouvoir et à la violence. Simon a vécu trois ans au Pakistan, entre 2006 et 2009, en tant que chercheur et travailleur humanitaire. Il est actuellement candidat au doctorat en anthropologie à l'Université de Montréal.
26 Nov 2010 à 19:00, par Anik Soulière Mekic: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
Qu'ont en commun les musiques de Mozart et des Beatles ? On peut répondre qu'elles sont toutes deux écrites avec la même échelle musicale. Quel est le point commun entre les musiques de Mozart et celles des Beatles ? Tout simplement l'échelle musicale à l'origine de leur écriture. En effet, presque toute la musique occidentale utilise la gamme à douze degrés : do, do#, ré, ré#, mi, fa, fa#, sol, sol#, la, la#, si. Bien que ce choix soit historiquement justifié par des critères esthétiques, il peut être étudié d'un point de vue mathématique, c'est pourquoi nous avons décidé d'organiser cette conférence qui sera très certainement très enrichissante. Dans un premier temps, une introduction aux principes mathématiques qui motivent un tel choix vous sera présentée notamment à travers des exemples sonores. Par la suite, les difficultés rencontrées dans la conception d'instruments comme le piano vous seront exposées. Nous clôturerons la présentation par une période de discussion et de questions et réponses.
Anik Soulière a obtenu son doctorat en mathématiques de l'Université de Montréal en 2007. Elle détient également un diplôme d'études collégiales en violoncelle du Conservatoire de musique de Montréal. Pendant ses études en mathématiques, elle a été membre de l'orchestre symphonique des jeunes de Montréal (OSJM) jusqu'à l'âge de la retraite, à savoir 25 ans! La musique lui a permis de voyager et elle a participé à plusieurs tournées de l'OSJM (Grèce, France, New York, tour de la Méditerranée, Autriche). Elle est membre fondatrice de l'Ensemble Sinfonia de Montréal qui fête cette année sa 10ème saison. En 2009, elle participe, à l'aide du financement de l'École de technologie supérieure, à la création d'un projet pédagogique en maths et musique pour les jeunes du collégial. Anik Soulière enseigne les mathématiques au Québec au niveau collégial depuis 2005.
22 Oct 2010 à 19:00, par Hamid Nedjat MEKIC: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
جلسه این هفته کافهلیت، روز جمعه و در مکیک برگزار خواهد شد
Comment vit-on au Japon ? C'est une question que l'on se pose, a priori, quand on se prépare à découvrir le pays du « Soleil Levant », ou encore par simple curiosité intellectuelle. Le vif intérêt de Dr. Hamid Nedjat pour ce pays est né durant son séjour de deux ans au Japon où il mena ses recherches post-doctorales sur des sujets mythologiques, littéraires et culturels. Dr. Nedjat partagera avec nous son expérience de terrain et quelques-uns des aspects de « l'art de vivre » au Japon. Il tentera ainsi de nous faire découvrir cette culture extrêmement raffinée et surprenante qui nous parait parfois de l'extérieur si mystérieuse et si particulière. À l'heure de la globalisation, il serait intéressant de se pencher sur les spécificités d'un peuple, d'une culture et d'un pays qui vacillent entre tradition et modernité. Le temps d'une soirée d'échange et de partage nous voyagerons à travers la culture japonaise et le stéréotype qu'on lui attribue à savoir, une façade d'hyperactivité, d'empressement et d'accumulation sera revisitée. La présentation sera suivie d'une période de questions et d'une discussion libre avec l'ensemble des participants.
Petite Bibliographie sur le Japon :
- BOUISSOU (Jean-Marie), Le Japon depuis 1945, Paris, Armand Colin, 1997.
- BOUISSOU (Jean-Marie) [Sous la direction de], Le Japon contemporain, Paris, Fayard, 2007.
- CALVET (Robert), Les Japonais. Histoire d'un peuple, Paris, Armand Colin, 2003.
- GRAVEREAU (Jacques), Le Japon au XXe siècle, Paris, Points Seuil, 1993.
- LAVELLE (Pierre), La pensée japonaise, Paris, PUF, [collection « Que sais-je ? »], 1997.
- PITTE (Jean-Robert), Le Japon, Paris, Dalloz, 1993.
- REISCHAUER (Edwin O.), Histoire du Japon et des Japonais, Paris, Seuil, 2 volumes, 1973.
- RIEU (Alain-Marc), Savoir et pouvoir dans la modernisation du Japon, Paris, PUF, 2001.
- SABOURET (Jean-François) [Sous la direction de], Japon, peuple et civilisation, Paris, La Découverte, 2004.
-SABOURET (Jean-François) [Sous la direction de], La dynamique du Japon, Paris, Editions Saint-Simon, 2005.
14 May 2010 à 19:00, par Shahdad Heydari MEKIC: 4438 rue de la Roche, Montreal (Map)
(en français)
Un lecture politique, sociologique et psychanalytique:
Il y a chez Tintin quelque chose qui défie le temps, les langues et les cultures. La qualité du dessein et des scénarios n'explique pas tout. Le récit est solidement ancrée dans une réalité vérifiable et les sujets sont toujours d'actualité. Le but de cette présentation est de raconter, à l'aide de certains Albums, le déroulement de la création Hérgéenne où l'imaginaire se nourrit d'une réalité faite de thèmes d'actualité et de détails circonstanciés d'une extrême précision. Cette présentation vous fait revenir de plus près sur les grands événements, extérieurs ou personnels, qui ont émaillé la vie d'Hergéet influencé son œuvre. Enfin les aventures de Tintin seront décryptées en tant qu'une vaste fresque qui parle d'autre chose de ce qu'elle raconte. Donc, un voyage au sein de l'univers du héros occidental le plus connu de la littérature mondiale.